France : Découverte d'un site néolithique et gallo-romain en Moselle !

Publié le 23 Août 2021

À Woippy, l'Inrap et le Pôle d’Archéologie Préventive de Metz Métropole fouillent un site qui a révélé des vestiges de bâtiments du Néolithique ancien ainsi qu'une villa gallo-romaine des IIIe et IVe siècles.

© Johann Maujean, Metz Métropole

© Johann Maujean, Metz Métropole

Les archéologues de l’Inrap et du Pôle d’Archéologie Préventive de Metz Métropole mènent, en groupement, une fouille d’archéologie préventive à Woippy, à la ZAC des Coteaux 2, en amont de la création de logements par Blue Habitat. Sur prescription de l’Etat, cette fouille d’une superficie de 2,6 hectares, permet d’étudier des vestiges du Néolithique ancien et ceux d’une villa gallo-romaine des IIIe et IVe siècles

Photo 1 et 3 : © Ludivine Ciurariu, Inrap / Photo 2 : © Lino Mocci, InrapPhoto 1 et 3 : © Ludivine Ciurariu, Inrap / Photo 2 : © Lino Mocci, InrapPhoto 1 et 3 : © Ludivine Ciurariu, Inrap / Photo 2 : © Lino Mocci, Inrap

Photo 1 et 3 : © Ludivine Ciurariu, Inrap / Photo 2 : © Lino Mocci, Inrap

Des bâtiments du Néolithique ancien, dit de la « culture du Rubané »

Une première phase de fouille avait révélé la présence d’une cinquantaine de fosses et d’au moins quatre unités de bâtiments en matériaux périssables, dont les archéologues retrouvent les empreintes des poteaux. Les relevés permettent de restituer leurs plans complets ou partiels. Ces bâtiments sont toujours orientés nord-est, sud-est.

La phase en cours permet d’attester la présence d’au moins deux habitations de la culture du Rubané (5 300 - 4 950 avant notre ère, Néolithique ancien) et d’une vingtaine de fosses qui servaient à de l’extraction de matériaux ou de rejets.

L’organisation spatiale de l’habitat correspond à des bâtiments alignés sur deux rangées espacées d’une cinquantaine de mètres. Pour ces deux zones, l’hypothèse d’une même maison qui se serait déplacée au cours du temps et au fil des reconstructions, une pratique courante à cette époque, est à l’étude. Un des grands intérêts du site réside dans sa position géographique, au carrefour de deux aires culturelles distinctes mais en contact pour la période du Néolithique ancien.

Une occupation humaine relativement fugace de la fin du deuxième Âge du Fer (entre 250 et 50 avant notre ère) est également attestée sur le même secteur avec des silos pour le stockage de grains.

Photos 1 et 2 : © Estelle Bénistant, Inrap / Photo 3 : © Lino Mocci, InrapPhotos 1 et 2 : © Estelle Bénistant, Inrap / Photo 3 : © Lino Mocci, InrapPhotos 1 et 2 : © Estelle Bénistant, Inrap / Photo 3 : © Lino Mocci, Inrap

Photos 1 et 2 : © Estelle Bénistant, Inrap / Photo 3 : © Lino Mocci, Inrap

Une villa gallo-romaine des IIIe-IVe siècles

La fouille a également révélé les vestiges d’une villa gallo-romaine d’environ 38 mètres de long sur 18 mètres de large. Les archéologues retrouvent les empreintes de fondations étant donné que les murs de cette villa ont été démantelés au fil du temps, notamment à la fin de la période gallo-romaine où les hommes recyclaient beaucoup les matériaux et réutilisaient souvent les pierres. Certaines céramiques découvertes suggèrent un premier état d’occupation du site au Ier siècle. Cependant, cette villa a visiblement été construite à la fin du IIe ou au début du IIIe siècle et a perduré jusqu’au début du IVe siècle.

Le plan du bâtiment se compose d’un corps principal regroupant une rangée de 5 pièces auxquelles s’ajoutent, au nord-est, des pièces de bains : un caldarium (bain chaud), un tépidarium (bain tiède) et un frigidarium (bain froid). Plusieurs pièces étaient chauffées par le sol. Le canal de chauffe de l’hypocauste du bain chaud est partiellement conservé ainsi que le fond du bassin (piscine) réservé au bain froid.

Un bâtiment annexe à cette villa a également été retrouvé accompagné d'une cave qui est relativement bien conservée. De bonne facture, elle intègre trois niches à arc en plein cintre et deux soupiraux. Plusieurs bâtiments sur poteaux ont succédé à l’abandon de la villa, à la fin du IVe siècle. À cette période, la cave du bâtiment annexe a été réaménagée pour devenir un séchoir à grains.

Au total l’occupation gallo-romaine de ce site se développe sur une superficie de plus d’1,5 hectares à la périphérie immédiate de l’agglomération antique de Divodorum Mediomatricorum (Metz).

Article rédigé et publié sur le site officiel de l'Inrap le 30 juillet 2021. Article à retrouver via le lien ci-dessous en plus d'informations complémentaires à propos de la découverte :

Rédigé par Enzo

Publié dans #Les News, #Europe de l'Ouest

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