Publié le 28 Février 2018

Bien qu'elle soit légèrement déséquilibrée, l'imposante pyramide de Gizeh est un ancien exploit d'ingénierie. Et aujourd'hui, un archéologue pense avoir compris comment les égyptiens ont pu aligner le monument presque parfaitement le long des points cardinaux, nord-sud-est-ouest: ils pourraient avoir utilisé l'équinoxe d'automne.
 

 Le secret de l'alignement presque parfait de la Grande Pyramide de Khéops probablement découvert

L'équinoxe d'automne se produit à mi-chemin entre les solstices d'été et d'hiver, lorsque l'inclinaison de la Terre est telle que la longueur du jour et de la nuit est presque la même.

Il y a environ 4500 ans, le pharaon égyptien Khéops fit construire la Grande Pyramide de Gizeh: c'est la plus grande des trois pyramides, aujourd'hui haute de 138 mètres, sur le Plateau de Gizeh, et elle fut considérée comme une "merveille du monde" par les anciens auteurs.

Il s'avère que les bâtisseurs de pyramides ont conçu cette ancienne merveille avec une extrême précision. "Les constructeurs de la Grande Pyramide de Khéops ont aligné le monument sur les points cardinaux avec une précision supérieure à quatre minutes d'arc, ou un quinzième d'un degré," rapporte Glen Dush, un ingénieur qui étudie les pyramides de Gizeh, dans un article publié récemment dans le Journal of Ancient Egyptian Architecture.


La pyramide de Khéphren, aussi située sur le plateau de Gizeh, et la Pyramide Rouge (sur le site de Dachour) sont aussi alignées avec un très grande précision, fait remarquer Dash, bien qu'il note que "les trois pyramides présentent le même type d'erreur; elles sont très légèrement tournées dans le sens antihoraire des points cardinaux"

Depuis plus d'un siècle, les chercheurs ont proposé différentes méthodes que les anciens égyptiens ont pu utiliser pour aligner les pyramides le long des points cardinaux avec autant de précision.

Dans son article, Dash démontre comment une méthode qui repose sur l'équinoxe d'automne a pu être utilisée.

1) Les ombres dans le Connecticut et à Gizeh.


Dans son expérience, qu'il a mené à Pomfret, dans le Connecticut, le 22 septembre 2016 (jour de l'équinoxe d'automne), Dash a placé une tige (ou gnomon pour les arpenteurs modernes) sur une plateforme en bois, puis il a marqué l'emplacement de l'ombre de la tige tout au long de la journée.

"Lors de l'équinoxe, l'arpenteur constate que l'ombre de la tige se déplace en ligne droite et presque parfaitement d'est en ouest." rapporte-t-il. Le degré d'erreur est légèrement dans le sens antihoraire, comme constaté sur les pyramides de Khéops, Khéphren et la Pyramide Rouge.

L'inclinaison de la Terre sur l'équinoxe d'automne permet à l'ombre de se déplacer dans cette direction est-ouest, écrit Dash. Bien que l'expérience ait été menée dans le Connecticut, la technique doit aussi pouvoir être utilisée à Gizeh.
 

 Le secret de l'alignement presque parfait de la Grande Pyramide de Khéops probablement découvert

Pour que cela fonctionne, les anciens égyptiens (ou n'importe quel arpenteur) avaient besoin idéalement d'une "journée claire et ensoleillée, comme c'est le cas la plupart des jours à Gizeh. Un nuage passager ne sera pas un problème", écrit-il.

La tige a pu être placée sur une plateforme en bois sur le sol de Gizeh. Les égyptiens ont pu déterminer le jour de l'équinoxe d'automne en comptant 91 jours après le solstice d'été.

2) Les anciens égyptiens ont-ils réellement utilisé cette technique ?


L'expérience menée récemment montre que l'équinoxe d'automne a pu être utilisée pour aligner les trois pyramides, selon Dash. Cependant, on ne sait pas si les anciens égyptiens ont utilisé cette technique.

Les expériences menées au cours des dernières décennies suggèrent que plusieurs méthodes utilisant le soleil ou les étoiles ont pu être utilisées pour aligner les pyramides.

"Les égyptiens malheureusement, ne nous ont laissé que peu d'indices. Aucun document d'ingénierie ou d'architecture n'a été trouvé pour donner des explications techniques démontrant comment les anciens égyptiens alignaient leurs temples ou pyramides." écrit Dash.

En fait, il est possible que plusieurs méthodes ont été utilisées pour aligner les pyramides. L'équinoxe d'automne a cependant un avantage: elle est relativement simple à utiliser. D'autres méthodes demandent plus d'étapes et sont généralement plus compliquées.

"Il est difficile d'imaginer une méthode plus simple, que ce soit conceptuellement ou pratiquement," que la méthode de l'équinoxe d'automne, écrit-il.

Dash est le fondateur de la Glen Dash Foundation for Archaeological Research. Il mène des travaux sur le plateau de Gizeh avec l'Ancient Egypt Research Associates, et il a effectué un travail radar dans la Vallée des Rois.

 

Source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2018/02/le-secret-de-lalignement-presque.html

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Publié le 27 Février 2018

 

Des archéologues égyptiens ont découvert une nécropole contenant 40 sarcophages en pierre, un millier de petites statues et un collier porte-bonheur portant l'inscription "bonne année" écrite en hiéroglyphes, a annoncé samedi le ministre des Antiquités.
 

AL MINYA, Egypte (Reuters) - Des archéologues égyptiens ont découvert une nécropole contenant 40 sarcophages en pierre, un millier de petites statues et un collier porte-bonheur portant l'inscription "bonne année" écrite en hiéroglyphes, a annoncé samedi le ministre des Antiquités.

La découverte a eu lieu près de Tounah el Gebel, un site archéologique au sud du Caire, a précisé Khaled El Enany.

Il s'agit d'un ensemble important de chambres funéraires vieilles de plus de 2.000 ans, datant d'une période allant de la Basse époque au début de la période ptolémaïque.

Cinq années seront nécessaires pour mettre au jour la totalité du site, a indiqué le ministre.

"Ce n'est que le début", a-t-il dit. "Nous allons très bientôt ajouter une nouvelle attraction archéologique à la Moyenne-Egypte."

Le tourisme reprend peu à peu en Egypte. Le nombre de visiteurs entré dans le pays a augmenté de 54% l'an dernier pour atteindre 8,2 millions de personnes. Mais ce chiffre reste encore éloigné des 14,7 millions de touristes qui avaient visité l'Egypte en 2010, avant la "révolution du Nil" de 2011.

 

Source : https://fr.news.yahoo.com/egypte-d%C3%A9couverte-dune-importante-n%C3%A9cropole-au-sud-du-165709880.html

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Rédigé par Enzo

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Publié le 26 Février 2018

Pendant des siècles, les habitants de ce qui est aujourd'hui la région de Trøndelag en Norvège ont fabriqué de grandes quantités de fer de première qualité. Fait à partir de minerai provenant des tourbières, ce fer servait à fabriquer des armes et des outils.



La production a atteint un pic d'environ 40 tonnes par an aux alentours de 200 après JC. Avec des niveaux de production aussi hauts, il est très probable qu'ils aient exporté du fer vers le continent européen.

Mais d'où leur est venu cette expertise dans la fusion du minerai ?

Arne Wang Espelund, professeur au département des sciences et de l'ingénierie des matériaux à l'Université norvégienne de sciences et de technologies (NTNU), s'intéresse à la fabrication du fer depuis les années 1970. Il a lui-même aidé à fondre du fer avec une méthode décrite dans les années 1700 par Ole Evenstad à Stor-Elvdal, juste au nord de Lillehammer.

Cependant, cette méthode est différente des techniques utilisées en Norvège pendant près 900 ans jusqu'à environ 600 après JC. Au cours de cette même période, la peste et le ralentissement économique frappaient l'Europe et l'art de la fabrication du fer tombait dans l'oubli.

Pour le moment, personne ne sait vraiment comment les norvégiens de l'âge du fer ont appris à fabriquer du fer. 

1) Espelund a trouvé des indices qui mènent à l'Empire Romain.


Des scientifiques ont découvert un four en Autriche avec exactement les mêmes mesures et les mêmes caractéristiques que les fours norvégiens. Cette partie de l'Autriche appartenait alors à l'Empire Romain.

 

L'archéologue Brigitte Cech a trouvé un four à Semlach, un village qui était dans le norique (royaume celtique) pendant la période romaine. Le four date d'environ 100 après JC. "C'est une copie parfaite des fours du Trøndelag. Il a les mêmes dimensions et une ouverture latérale" rapporte Espelund. Il est vrai cependant que la fosse à scories est construite en argile, alors que celles en Norvège étaient en pierre. Ce four autrichien est plus vieux que les plus anciens fours de Norvège de même conception.

Des fours encore plus anciens se trouvent à proximité de Populoniaet en Italie et de Burgenland en Autriche. "Je pense que la technologie d'extraction du fer doit provenir de l'extérieur de la Norvège," estime Espelund.

Son opinion est renforcée par le fait que personne n'a encore trouvé de preuve d'expérimentation de fabrication du fer en Norvège. Cela signifierait que les anciens norvégiens aurait maîtrisé l'art de fabriquer du fer de haute qualité, avec moins de 0,2 pour cent de contamination au carbone, sans aucune trace d'essais et d'erreur. Autrement dit, ils ont forcement appris l'art ailleurs.

2) Les ancêtres des romains


Il se peut que les étrusques aient été les premiers à apprendre à faire du fer en Europe. Ils vivaient dans ce qui est aujourd'hui l'Italie et la Corse à partir de 700 avant JC. Les étrusques dominaient Rome au début de l'empire.

Les Celtes quant à eux ont amélioré le métal en ajoutant du carbone et en faisant ainsi de l'acier. La technique s'est répandue dans tout l'Empire Romain. Et peut-être même en Norvège. Le fer y était fabriqué à partir du minerai des tourbières. Le minerai était recueilli au printemps, tandis que la fusion était faite en automne.

Dans la Norvège peu peuplée, où beaucoup est encore préservé, il y a des centaines d'endroits avec des preuves de cette production, depuis les zones où le minerai était recueilli jusqu'aux endroits où le fer était extrait du minerai.

 

3) Résoudre le puzzle avec la chimie

Aujourd'hui, le signe le plus courant de la production de fer antique est le terril. Des analyses chimiques de ces terrils sont au cœur de la compréhension sur la façon dont le minerai était fondu.

Espelund est en fait un ingénieur minier, non un archéologue. Cependant, dans cette situation cela est un avantage. Il est habitué aux analyses chimiques et aux sciences naturelles, ce qui peut aider à apporter une contribution importante dans un sujet qui, selon lui, est souvent quelque peu descriptif.

Espelund, qui remercie les archéologues de NTNU pour leur coopération fiable sur le terrain, a cependant une approche différente lorsqu'il est confronté à un site archéologique, il aime s'appuyer sur sa boîte à outils de sciences naturelles.

Le minerai de fer contient différents composés riches en oxygène (FeOOH). Le minerai brut est d'abord chauffé sur un feu ouvert pour créer de l'oxyde de fer  (Fe2O3). Lorsqu'il est placé dans un four, cette matière première est ensuite transformée en fer très pur, car le monoxyde de carbone dans le four réagit avec l'oxyde de fer.
Cependant, un certain pourcentage du fer reste dans les scories, comme l'oxyde ferreux (FeO), cela renseigne sur la qualité du fer.
 
4) Les scories

Les scories, provenant de trois sites en Norvège, mais aussi d'Islande, de Catalogne et d'Autriche, ont tous une composition remarquablement similaire. Ces scories contiennent environ 65% de mélange d'oxyde de fer et d'oxyde de manganèse. Environ 20% est de l'oxyde de silicium. Ce mélange s'appelle de la fayalite. Celui-ci peut à son tour nous éclairer sur la qualité du minerai et nous fournir des valeurs comparables entre les scories provenant de différents sites.

Heglesvollen dans le Trøndela, est l'un des sites les plus importants pour la production du fer. Depuis 1982, quatre fours et 96 tonnes de scories ont été trouvés dans la zone. Cela suggère qu'il y avait une grande quantité de production de fer à cet endroit pendant un certain nombre d'années. Les chercheurs ont aussi vu que les fours avaient été réparés plusieurs fois.

Les archéologues ont découvert les restes de quelque chose qui aurait pu être une prise d'air pour un four qui aurait été alimenté par effet de cheminée à Vårhussetra. Mais c'est le seul site où ce type de prise d'air a été trouvé. "Se pourrait-il que certaines parties du processus de production aient été tenues secrètes et que ces prises d'air aient été détruites?" se demande Espelund. On ne le sait pas, mais il dit qu'une approche possible pourrait impliquer cinq prises d'air qui provoqueraient une sorte de feu de cheminée qui, à son tour, créerait des températures élevées.
 
5) Du bois de pin


Les datations carbone et d'autres analyses sur du bois suggèrent que les habitants de Trøndelag comptaient presque exclusivement sur le bois de pin pour la production de fer. "C'est parce que le pin brûle deux fois" dit Espelund; tout d'abord, le bois brûle avec de grandes flammes, ensuite il se transforme en charbon de bois qui tombe au fond du four, il peut alors être brûlé à nouveau et aider à la fusion.

L'ajout de bois créé un effet cheminée dans le four, ce qui, combiné avec des prises d'air dans les endroits appropriés pourrait éliminer la nécessité d'utiliser un soufflet qui peut être épuisant.

Espelund continue d'assister à des conférences pour en apprendre davantage et contribuer au débat.
Il reste cependant encore beaucoup de questions, et il n'est pas sûr qu'on trouvera toutes les réponses. "Vous devez être curieux" dit-il.

 

Source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2018/02/lenigme-de-lancienne-production-du-fer.html

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Rédigé par Enzo

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