Publié le 16 Février 2018

Titre original : Pétra (Tome 1)

Auteur : National Geographic / Le Monde

Style : Revue Archéologique

Description (4ème de couverture) : Les majestueux tombeaux, délicatement sculptés dans les montagnes du désert, sont les vestiges les plus spectaculaires de Pétra, la capitale du royaume nabatéen qui, aux débuts de l'ère chrétienne, devint l'étape clé des routes caravanières reliant l'Orient à l'Occident.

Mon avis : 5/5 Excellent

Un très beau livre avec de magnifiques illustrations et des descriptions très précises. Ce livre de près d'une centaine de pages nous fait voyager au cœur de l'ancienne cité !

 

Source : http://www.collectionarcheologielemonde.fr/?ORIGIN=AWD&utm_source=google&utm_medium=cpc&utm_campaign=FR_Brand_Archeologie-1S2018&utm_content=Exact&gclid=EAIaIQobChMI5OnIwb-q2QIVzxQbCh1HTAi7EAEYASAAEgI9BvD_BwE

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Rédigé par Enzo

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Publié le 16 Février 2018

L’ancienneté de ces pierres taillées de « type Levallois » pose la question de leur origine : qui les a façonnées, sachant qu’aucun fossile n’a été retrouvé sur le site ?

Une énigme de plus, dans une discipline qui en regorge, la préhistoire. Pourquoi a-t-on retrouvé en Inde des pierres taillées sophistiquées, vieilles de 385 000 ans (avec une fourchette de plus ou moins 64 000 ans), alors que les plus anciens de ces outils dits de « type Levallois », en Afrique et en Europe, datent plutôt d’environ 300 000 ans ? Et qui les a façonnées ?

La découverte, repose la question épineuse de l’origine de ce type d’innovation technique.

Des outils sophistiqués vieux de 385 000 ans découverts en Inde
Les pierres taillées de type Levallois ont été ainsi nommées d’après la ville des Hauts-de-Seine où elles ont d’abord été retrouvées, au XIXe siècle. Elles sont caractérisées par un mode de débitage bien plus complexe que celui qui a auparavant donné naissance aux bifaces acheuléens (une dénomination liée à un quartier d'Amiens).
 
1) Une « évolution technologique locale sur plus d’un million d’années »

L’industrie lithique acheuléenne, documentée à partir de 1,7 million d’années en Afrique de l’Est, et à 600 000 ans environ en Europe, est attribuée à des espèces du genre Homo (comme erectus) plus anciennes que la nôtre, sorties d’Afrique bien plus tôt. Elle précède partout celle du Levallois, généralement considérée comme une invention d’Homo sapiens.

Cet enchaînement a été observé sur le site d’Attirampakkam, près de Madras. En 2011, une partie de l’équipe qui signe l’article dans Nature avait déjà annoncé dans la revue Science la découverte de bifaces acheuléens vieux de 1,5 million d’années, lors de fouilles conduites entre 1999 et 2009.

Cette fois, Kumar Akhilesh et Shanti Pappu, du Sharma Centre for Heritage Education de Chennai (l’ancienne Madras), et leurs collègues ont daté et étudié les couches sédimentaires plus récentes. « Nous avons donc un aperçu de l’évolution technologique locale sur plus d’un million d’années », note le géomorphologue Yanni Gunnell, professeur à l’université Lumière Lyon-II et rattaché au laboratoire environnement, ville, société (EVS), qui a participé aux deux études.

Cette longue série a permis d’observer une inflexion dans les objets produits : le passage à la technologie Levallois serait donc intervenu il y 385 000 ans et se serait poursuivi jusqu’à 172 000 ans. Les bifaces ont laissé place à des outils plus petits, avant que le site ne soit abandonné, il y a environ 74 000 ans — peut-être en lien avec l’éruption massive du volcan Toba, à Sumatra.

« En bordure d’une petite rivière, moins dangereuse que les grands cours d’eau débordant lors des moussons, [le site] devait offrir de l’ombre et des opportunités de chasse », avance Yanni Gunnell, qui a étudié l’évolution des sédiments ayant emprisonné les outils. Il ne s’agissait pas d’une usine de fabrication de type « fordiste » (industriel), mais plutôt d’un atelier de débitage occasionnel, avance-t-il.

2) Aucun fossile trouvé sur place

Qui donc s’est mis à tailler ces pierres de façon plus subtile ? Impossible de le déterminer, car aucun fossile n’a été trouvé sur place. Dans l’article de Nature, les chercheurs restent prudents, mais leur titre suggère de « reformuler les modèles de type “out of Africa” ». Ceux-ci postulent que la technique Levallois se serait répandue sur la planète à la faveur de la sortie d’Afrique de notre espèce, Homo sapiens.

On pensait que celle-ci était intervenue il y a quelque 120 000 ans, mais deux découvertes récentes ouvrent la possibilité qu’elle ait été beaucoup plus ancienne : des Homo sapiens de 315 000 ans retrouvés au Maroc ont considérablement « vieilli » notre espèce ; la présence d’un de ses représentants en Israël il y a 180 000 ans, annoncée il y a quelques jours, a aussi repoussé dans le temps nos velléités d’expansion territoriale.

 

Source : http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/01/31/des-outils-sophistiques-vieux-de-385-000-ans-decouverts-en-inde_5250039_1650684.html

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Rédigé par Enzo

Publié dans #Les News

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Publié le 15 Février 2018

En 1545, un désastre frappe la nation aztèque lorsque les gens commencent à être décimés suite à des fièvres élevées, des maux de tête et des saignements des yeux, de la bouche et du nez. La mort survenait généralement dans les trois ou quatre jours.
 
En cinq ans près de 15 millions de personnes (80% de la population) ont ainsi succombé à une épidémie que les habitants ont appelé "cocoliztli". Le mot signifie peste en nahuatl, la langue aztèque.
Les scientifiques ont probablement découvert ce qui a tué les aztèques il y a 500 ans

 

1) La cause de cette maladie est restée obscure pendant presque 500 ans.

Récemment, des scientifiques ont éliminé la variole, la rougeole, les oreillons et la grippe comme suspects probables, identifiant une «fièvre entérique» ressemblant à la typhoïde pour laquelle ils ont trouvé des traces d'ADN sur les dents de victimes mortes depuis longtemps.

"Le cocoliztli de 1545-1550 est l'une des nombreuses épidémies qui ont touché le Mexique après l'arrivée des européens, mais elle a été la seconde parmi les trois épidémies qui ont été les plus dévastatrices et qui ont conduit au plus grand nombre de pertes humaines" rapporte Åshild Vågene de l'Université de Tübingen en Allemagne, "la raison de cette épidémie est débattue depuis près d'un siècle par les historiens, et aujourd'hui nous sommes en mesure de fournir des preuves directes grâce à l'utilisation de l'ADN ancien pour contribuer à cette question historique."

L'épidémie est considérée comme l'une des plus meurtrières de l'histoire de l'humanité, approchant celle de la Peste Noire qui a tué 25 millions de personnes en Europe de l'Ouest au 14ème siècle, soit environ la moitié de la population d'alors.

Les colons européens ont répandu la maladie alors qu'ils s'aventuraient dans le nouveau monde, apportant des germes que les populations locales n'avaient jamais rencontrées et contre lesquelles elles manquaient d'immunité.
 
Les scientifiques ont probablement découvert ce qui a tué les aztèques il y a 500 ans

 

La peste cocoliztli de 1545 dans ce qui est aujourd'hui le Mexique et une partie du Guatemala est survenue juste deux décennies après une épidémie de variole qui a tué environ 5 à 8 millions de personnes juste après l'arrivée des espagnols. Une seconde épidémie, entre 1576 et 1578, a anéantie la moitié restante de la population.

"Dans les cités et grandes villes, de grands fossés ont été creusés, et du matin au soir, les prêtres ne faisaient que transporter les cadavres pour les jeter dans ces fossés", c'est ce que raconte l'historien franciscain Fray Juan de Torquemada. Et, même à l'époque, les médecins ont déclaré que les symptômes ne correspondaient pas à ceux de maladies mieux connues comme la rougeole et le paludisme.
 
2) Aujourd'hui, les scientifiques pensent avoir démasqué le coupable.


En analysant de l'ADN provenant de 29 squelette inhumés dans un cimetière de cocoliztli, ils ont trouvé des traces de la bactérie salmonella enterica de la variété Paratyphi C. Elle est connue pour causer de la fièvre entérique, dont la typhoïde est un exemple.
Le sous-type mexicain provoque rarement une infection humaine aujourd'hui.

De nombreuses souches de salmonelles se sont propagées par de la nourriture ou de l'eau contaminée, et ont pu voyager avec des animaux domestiqués apportés par les espagnols. Salmonella enterica était présente en Europe au Moyen Âge.

"Nous avons testé tous les pathogènes bactériens et les virus à ADN pour lesquels des données génomiques sont disponibles" et la salmonella enterica a été le seul germe détecté rapporte le co-auteur Alexander Herbig.

Il est possible, cependant, que certains pathogènes étaient indétectables ou complètement inconnus. "Nous ne pouvons dire avec certitude que salmonella enterica a été la cause de l'épidémie de cocoliztli" ajoute le membre de l'équipe Kirsten Bos, "nous estimons qu'elle devrait être considérée comme une candidate très probable".

 

Source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2018/02/les-scientifiques-ont-probablement.html

 

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Rédigé par Enzo

Publié dans #Les News, #Aztèques

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