Publié le 26 Février 2019

Début Février 2019, le ministère égyptien des antiquités a annoncé la découverte de nombreuses momies. Après analyse, les experts les ont datées de près de 2 000 ans. Ces momies, en assez bon état de conservation, sont d'origine grecque. Les individus momifiés auraient vécu au cours de la dynastie ptolémaïque (-323 à -30). La découverte a eu lieu dans des catacombes dans le centre de l’Égypte.

Momies découvertes en Egypte - MOHAMED EL-SHAHED / AFP

Momies découvertes en Egypte - MOHAMED EL-SHAHED / AFP

 

Pour les passionnés d’Égypte, il est possible d'admirer ces momies. Il faut pour cela descendre dans les catacombes par un tunnel vertigineux, étroit et long de 9 mètres. Ces catacombes se situent sous le site archéologique de Touna El-Gebel à Minya, dans le centre de l'Egypte. Les individus sont entreposés dans plusieurs chambres très petites.

A l'intérieur de ces chambres funéraires, les momies sont pour la plupart posées sur le sol même si quelques unes sont entreposées dans des sarcophages ouverts en argile blanche. Les momies sont beaucoup décorées, avec des écritures démotique (langue antique d’Égypte). Sur certaines momies, des fragments de carton coloré ont été observés. Il s'agit d'un matériau utilisé durant la préparation des masques destinés aux défunts.

Les momies renferment des animaux, des femmes, des hommes ainsi que des enfants. Les chercheurs ont donc affirmé qu'il s'agissait d'un tombeau familial. Il appartenait à celle appelée "La Petite Bourgeoise". Il date de l'époque ptolémaïque. Ce nom est inspiré de celui de la dernière dynastie pharaonique. En effet, c'est Cléopâtre qui régna sur l’Égypte durant la dynastie lagide. 

Entrée du site archéologique de Tuna El-Gebel - AMR ABDALLAH DALSH / REUTERS

Entrée du site archéologique de Tuna El-Gebel - AMR ABDALLAH DALSH / REUTERS

Parmi la quarantaine de momies découvertes, douze d'entre-elles sont des enfants et six des animaux ! Un participant aux fouilles, Mohamed Ragab, s'est donc exprimé à ce sujet : "Ces animaux devaient être si chers à leurs propriétaires qu'ils les ont enterrés avec eux."

L’Égypte veut montrer au monde scientifique qu'elle tient beaucoup à ses trésors. En effet, sur le site, des archéologues veillent à leur état conservation lorsque les journalistes photographient les découvertes. L’Égypte veut avoir une bonne image internationale. Ces archéologues nettoient minutieusement les sarcophages.

Un archéologue devant l’une des momies - MOHAMED EL-SHAHED / AFP

Un archéologue devant l’une des momies - MOHAMED EL-SHAHED / AFP

Comment expliquer cette rigoureuse attention ?

L’Égypte veut faire bonne figure car elle a longtemps été critiquée pour son manque de rigueur. Sur le site, dès qu'un objet est découvert, il est très rapidement remonté à la surface de la nécropole de Touna El-Gebel, pour que les journalistes puissent le photographier.

 

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Publié le 25 Février 2019

Une nouvelle espèce d'Oviraptorosaure a été découverte en Mongolie. Cette espèce aurait vécu au cours du Crétacé Supérieur. C'est ce qu'à rapporté l'étude publiée début Février 2019 dans la revue PLOS ONE. Accompagné de ses collèges de l'Université nationale de Séoul en Corée du Sud, Yuong-Nam Lee a rédigé cette étude.

 

Reconstitution d'un Gobiraptor minutus - Credit : Do Yoon Kim (2019)

Reconstitution d'un Gobiraptor minutus - Credit : Do Yoon Kim (2019)

Les Oviraptorosaures formaient un groupe très diversifié, avec des oiseaux à plumes semblables à ceux vivant au cours du Crétacé en Asie et en Amérique du Nord.

Malgré le grand nombre de squelettes complets d'oviraptorosaures découverts en Chine du Sud et en Mongolie, le régime alimentaire et les stratégies alimentaires de ces dinosaures sans dents sont toujours des grands mystères. Dans cette étude, Lee et ses collèges ont décrit le squelette incomplet d'un oviraptorosaure découvert dans la formation géologique de Nemegt, dans le désert de Gobi en Mongolie.

Cette nouvelle espèce, nommée Gobiraptor minutus, se distingue des autres oviraptorosaures par sa mâchoire épaisse inhabituelle. Cette morphologie unique suggère que Gobiraptor utilisait une stratégie alimentaire qui consiste à écraser ses proies. Cette technique confirme les hypothèses antérieures qui proposaient que ces dinosaures se nourrissaient d’œufs, de graines et de mollusques à carapace dure. Les analyses histologiques* du fémur ont révélé que le spécimen était sans doute un jeune individu.

* Analyse histologique : Analyse qui consiste d'ordinaire à détecter une maladie chez un patient (comme une tumeur osseuse). Ici, elle permet de connaître la croissance du tibia étudié, ce qui permet de donner approximativement l'âge de l'individu.

La découverte d'une nouvelle espèce d'oviraptorosaure dans la formation de Nemegt, qui est constituée principalement de dépôts de rivières et de lacs, confirme que ces dinosaures étaient extrêmement bien adaptés aux environnements humides. Les auteurs proposent que différentes stratégies peuvent expliquer la diversité taxonomique et la rapide évolution de ce groupe dans la région.

Les auteurs ajoutent que : "Un nouveau dinosaure, Gobiraptor minutus, de la formation de Nemegt, du Crétacé Supérieur, est décrit ici sur la base de la découverte d'un seul spécimen holotype qui possède des éléments crâniens et post-crâniens incomplets. Cette morphologie unique de la mâchoire et le régime spécial déduit en conséquence de Gobiraptor indiquent également que ces différentes stratégies alimentaires peuvent être un des plus importants facteurs liés à la grande diversité des oviraptorosaures dans le bassin de Nemegt."

 

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Rédigé par Enzo

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Publié le 24 Février 2019

Dans le chapitre précédent, nous avons observé l'époque où l'Homme est parti d'Afrique pour migrer vers les continents asiatique et européen. Nous allons maintenant nous intéresser à l'arrivée des premiers Hommes en Europe.

Tout commença il y a environ 1,8 Ma (millions d'années). Les chercheurs ont réussi à classer chronologiquement cette arrivée en Europe en étudiant plusieurs restes de différentes espèces humaines.

1 - / Les premières migrations humaines

 

     A) L'arrivée des Hommes en Europe

 

Homo georgicus
Crâne d'Homo georgicus adulte

Tout d'abord, un squelette d'Homo georgicus a été mis au jour à Dmanisi, en Géorgie. En étudiant attentivement ce spécimen, notamment les restes de nourriture dans ses dents, les experts se sont aperçus qu'Homo georgicus se nourrissait de la même manière que les espèces africaines, c'est-à-dire une alimentation à base de fruits. Mais des os de mammifères retrouvés à côté du squelette laissent penser que cette espèce se nourrissait également de viande.

 

 

 

     B) L'installation des Hommes en Europe

 

homme de neandertal
Crâne de l'Homme de Neandertal

  - 400 000 ans plus tard, il y a 1,4 Ma, une autre espèce s'est déplacée d'Afrique pour rejoindre le sud de l'Europe. A partir de cette époque, deux espèces peuplent le continent européen. D'ailleurs, l'Homme de Néandertal sera le descendant direct de l'une de ces espèces, 1 Ma plus tard.

 

 

 

 

 

homo antecessor atapuerca
Crâne d'un Homo antecessor (enfant de 11 ans)

 - Un autre descendant de ces espèces est Homo antecessor. En effet, un squelette de cette espèce datant de -800 000 ans a été découvert à Atapuerca en Espagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

homo heidelbergensis
Crâne d'Homo heidelbergensis

  - Des restes de plusieurs Homo heidelbergensis ont également été retrouvés. Cette espèce a peuplé la quasi totalité de l'Europe, puisque des squelettes ont été découverts de la Grèce à la Grande-Bretagne. Ces fossiles représentent sans doute une étape importante dans l'évolution de l'espèce humaine, principalement de l'Homo antecessor (archaïque) à l'Homme de Néandertal (plus moderne).

 

 

  - En Italie, une calotte crânienne datant de -400 000 ans a été découverte dans le sud du Latium. N'ayant pas d'autres parties du corps à analyser, les chercheurs ne sont pas certains du classement de ce spécimen. De récentes études, plus précises que les précédentes, portent à croire que l'Homme de Ceprano est en réalité un morphotype ancestral d'Homo heidelbergensis. Sur ce crâne, nous pouvons observer des traits archaïques comme ceux d'Homo erectus.

homme de ceprano crane
Calotte crânienne de l'Homme de Ceprano

  - Il est fortement possible que d'autres espèces se soient installées en Europe mais comme elle étaient moins résistantes au climat, elles n'ont vécu qu'au cours des Pléistocène inférieur et moyen. En effet, durant cette ère, le climat était très doux. Ces Hommes ont migré en Europe lorsque le climat était plus propice au développement des populations. Dès lors qu'il a été plus rude, ces espèces se sont rapidement éteintes.

 

 

Ces Hommes étaient très archaïques. Vivant dans des régions avec une végétation dense, ils se nourrissaient principalement de petits mammifères. Ils étaient comparables à de vrais charognards. Il n'est pas exclu qu'Homo antecessor ait pratiqué le cannibalisme lorsque le gibier se faisait trop rare.

Ces espèces se sont probablement rendues jusqu'en Espagne il y a 1,2 Ma car des os d'animaux découpés ainsi que des silex (pierres taillées) ont été mis au jour dans la région de Burgos. Des outils rudimentaires semblables ont été retrouvés à Dmanisi (Géorgie), mais également en Allemagne sur le site d'Untermassfeld. Ils datent d'environ 1 Ma.
 

Région de Burgos et sites de Dmanisi et Untermassfeld
Région de Burgos et sites de Dmanisi et Untermassfeld
Région de Burgos et sites de Dmanisi et Untermassfeld

Région de Burgos et sites de Dmanisi et Untermassfeld

 

2 - / L'évolution de l'Homme en Europe

 

Homo heidelbergensis s'est développé plus rapidement à partir de -800 000 ans car, sachant chasser le bison, il mangeait plus de gibier, ce qui a été favorable à sa survie.

Puis, au fil du temps, Homo heidelbergensis a perfectionné ses outils. Par exemple, il commença à utiliser des silex de plus en plus taillés. Grâce à toutes les innovations qu'il a réussies à mettre en place, il a amélioré ses chances de survie, contrairement à d'autres espèces qui n'ont donc pas survécu très longtemps.

Les chercheurs estiment que ces outils assez perfectionnés aient été utilisés par la plupart des espèces vers -650 000 ans, alors qu'ils sont apparus 850 000 ans plus tôt. Bon nombre de ces outils ont été découverts à Notarchirico en Italie.

site archeologique notarchirico italie
Site archéologique de Notarchirico

Homo heidelbergensis, à partir du commencement de l'industrie acheuléenne (c'est-à-dire à partie de -600 000 ans), commence à améliorer ses outils de manière remarquable. Il chasse avec des silex. Des traces de feu ont même été découvertes sur les sites archéologiques de Schöningen en Allemagne et Beeches Pit au Royaume-Uni. Les chercheurs ont daté ses preuves d'utilisation du feu à environ 400 000 ans.

sitearcheologique schoningen
Site archéologique de Schöningen

Nous pouvons donc dire qu'Homo heidelbergensis était un chasseur très évolué, qui a su s'adapter à son environnement. Il pouvait traquer des bêtes de la taille d'un rhinocéros.

 

3 - / Le site historique d'Atapuerca

 

Il y a une quarantaine d'années, la construction d'une voie ferroviaire a permis de découvrir de très imposante grottes calcaires sur le site d'Atapuerca au nord de l'Espagne.

atapuerca fouilles archeologiques fossile
Fouilles archéologiques organisées sur le site d'Atapuerca

Parmi ces grottes, une d'entre-elles a particulièrement retenu l'attention des chercheurs car ses couches géologiques vont de -1Ma à -120 000, et ce, sur une très grande longueur (environ 18 mètres de profondeur).

Pour prouver l'existence d'Hommes à une époque, il n'y a qu'un seul moyen : mettre au jour des os humains. C'est pourquoi la découverte de plusieurs outils en pierre datant de -700 000 n'a pas été retenue comme preuve d'existence humaine à cette période.

Dès 1994, lors de fouilles entreprises sur le site, des os et des dents humaines ont été découverts, aux côtés de nombreux outils en pierre. Les experts ont daté ces fossiles grâce au paléomagnétisme*, entre -1Ma et -800 000.

omoplate atapuerca fossiles
Omoplate datant de -700 000 mis au jour sur le site archéologique d'Atapuerca

* paléomagnétisme : Méthode de datation qui a pour but d'étudier le champ magnétique passé des roches (ici, le calcaire).

Après l'analyse en laboratoire, les scientifiques ont observé que ces fossiles avaient des traits archaïques semblables à ceux observés chez les australopithèques africains.

Le site archéologique d'Atapuerca n'a pas fini de nous surprendre. Il renferme encore bien des trésors qui pourraient aider les scientifiques dans leurs recherches.

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Rédigé par Enzo

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