Publié le 15 Mai 2020

Le musée Deri a annoncé la découverte d'un village celtique à Debrecen, la capitale régionale de la région de Grande Plaine du Nord, en Hongrie.
Vue aérienne du site montrant les maisons mises au jour - Crédit photo : Andriko Lajos, Deri Museum, Pelta Bt

Vue aérienne du site montrant les maisons mises au jour - Crédit photo : Andriko Lajos, Deri Museum, Pelta Bt

Une équipe d'archéologues du musée Deri a réalisé d'importantes découvertes archéologiques au cours de fouilles préventives réalisées en amont d'un projet de construction près du lotissement Tocoskert et plus précisément au bout de la rue Derek.

Le village a été occupé vers la fin de l'Âge de Fer, et plus précisément entre le IIIème et le IIème siècle avant J-C. Le site s'étend sur près de 8000 mètres carrés le long de la rive est du ruisseau Toco.

Vue du site au cours des fouilles - Crédit photo : Andriko Lajos,  Deri Museum, Pelta Bt

Vue du site au cours des fouilles - Crédit photo : Andriko Lajos, Deri Museum, Pelta Bt

Les archéologues sont parvenus à mettre au jour plusieurs maisons de forme rectangulaire. Ces édifices ont des surfaces variant entre 12 et 13 pieds carrés (soit entre 1,2 et 1,3 mètre carré). Ces découvertes se sont accompagnées de bien d'autres. Par exemple, de nombreuses céramiques ont été mises au jour mais également des objets en os, en fer et en argile ainsi que des restes d'animaux domestiques et sauvages.

Le directeur adjoint rattaché au département archéologique du musée Deri, Janos Dani, s'est exprimé à propos de la découverte :

Nous avons découvert les vestiges d'une colonie celtique datant de l'Âge de Fer. Jusqu'à présent, je pense que 7 maisons ont été trouvées, ce qui est particulièrement intéressant puisque nous avons très peu de renseignements sur le peuplement celte dans cette région pour le moment.

Vue aérienne de l'une des maisons mises au jour - Crédit photo : Andriko Lajos,  Deri Museum, Pelta Bt

Vue aérienne de l'une des maisons mises au jour - Crédit photo : Andriko Lajos, Deri Museum, Pelta Bt

Rita Deak, l'archéologue fouilleuse du musée, s'est également exprimée :

Nous enlevons et emballons tous [les artefacts] de manière professionnelle, objet par objet pour les transporter dans notre entrepôt où ils seront lavés puis restaurés. Les pièces les plus intéressantes seront ensuite exposées [dans le musée Deri].

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Rédigé par Enzo

Publié dans #Les News, #Europe de l'Est

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Publié le 13 Mai 2020

C'est dans l'antique cité d'Ur (Irak) que la plus ancienne forme de char de combat est apparue au Moyen-Orient (XXVIe siècle av. J.-C.), mais c'est dans l'actuelle Syrie que se sont répandus les premiers chars de combat dans cette région. En effet, d'après les vestiges mis au jour par les archéologues, c'est le royaume Mittani (Mitanni) qui serait responsable de l'apparition de cet engin de guerre dans la région au cours de l'Âge de Bronze.

Ramsès II combattant sur son char contre les Hittites - Crédit photo : slideplayer.fr

Ramsès II combattant sur son char contre les Hittites - Crédit photo : slideplayer.fr

Tout commença avec l'assemblage du cheval attelé et du char de combat déjà utilisé à l'époque par le peuple Mitanni. Puis, au cours des guerres et des conflits entre armées, d'autres royaumes commencèrent à fabriquer et utiliser cet engin stratégique très puissant. C'est le cas des Hittites qui étaient les plus adroits sur le char. Puis, à force de combattre son ennemi syrien, le royaume d’Égypte a utilisé le char de combat en l'améliorant afin de le rendre encore plus redoutable. C'est à partir de cette période (XVIIIe dynastie) que cet engin s'est diffusé dans tout le Moyen-Orient.

C'est d'ailleurs de part son origine syrienne que le vocabulaire lié au char de combat est dérivé du sémitique.

Char retrouvé dans la tombe de Toutankhamon - Crédit photo : maquetland.com

Char retrouvé dans la tombe de Toutankhamon - Crédit photo : maquetland.com

En plus d'avoir volé le concept aux inventeurs syriens, les égyptiens ont également copié les pays asiatiques pour les décorations présentes sur le char. Ce qui différencie le char de combat égyptien des autres chars sont les finitions souvent dorées qui l'embellissent et qui sont propres aux sculpteurs égyptiens.

Comme dit précédemment, c'est au cours de la XVIIIème dynastie que le char est apparu en Égypte. Très vite, cet engin de guerre a été prisé des pharaons qui ont créé des corps d'élite dirigés par des personnes de confiance, toujours de haut rang social. L'apparition tardive du char ne l'a pas pour autant écarté des armées égyptiennes, au contraire. Il est même rapidement devenu le symbole de l'armée égyptienne, rassemblant de nombreuses caractéristiques esthétiques et guerrières.

Ce char, à la fois performant et luxueux, n'était pas pour autant très confortable...

Eventail de Toutankhamon - Crédit photo : soracha.fr

Eventail de Toutankhamon - Crédit photo : soracha.fr

Le char de combat égyptien, bien que magnifique et redoutable sur le champ de bataille, n'est pas une balade de santé pour les guerriers placés sur le char. En effet, le conducteur et le soldat sont à seulement 75 cm du sol ce qui accentue les vibrations, d'autant plus que les roues sont en bois. Dans ces conditions du moins difficiles, il est donc très délicat de manier correctement l'engin. 

 

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Avec quoi combat le soldat qui est sur le char ?

Il faut savoir que le soldat à bord du char dispose de plusieurs armes. Il a le choix entre un arc et ses flèches situées dans un carquois attaché à la caisse du char et plus d'une dizaine de javelines (petits javelots) placées dans un autre carquois.

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Sources :

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Rédigé par Enzo

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Publié le 10 Mai 2020

© Philippe Huynh Quan Suu (CC BY-SA)

© Philippe Huynh Quan Suu (CC BY-SA)

Présentation :

Esculape (l'Asclépios grec) était considéré comme le dieu de la médecine. Il soulageait la souffrance et ressuscitait les morts. Le serpent sculpté au-dessus de son épaule droite nous permet de le reconnaître. Le reptile fait référence à des forces bénéfiques, sa mue étant le symbole de sa renaissance permanente. Il s'enroule parfois autour d'un bâton, ce symbole est aujourd'hui l'emblème des professions médicales. Le traitement des yeux d'Esculape (d'aspect globuleux et aux larges paupières tombantes) se retrouve sur les médaillons du même type. C'est une caractéristique du travail de l'atelier de sculpteurs qui a exercé à Chiragan à cette époque. Une autre figuration de cette divinité était présente à Chiragan, sous forme de statue.

Ministère de la Culture

Datation : Fin du IIIème siècle

Matériaux : Marbre blanc (haut-relief)

Dimensions :

- Diamètre : 75 cm

- Hauteur (ensemble) : 78 cm

- Hauteur (du crâne à la barbe) : 38 cm

- Largeur : 75 cm

 

Type : Médaillon romain, buste d'esculape

Date et lieu de découverte : Entre 1826 et 1830 à Martres-Tolosane (Haute-Garonne).

Statut : Conservé dans le musée.

Numéro d'inventaire : Ra 34 m

Pour plus d'information sur cet esculape : rendez-vous sur le site POP du Ministère de la Culture !

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Pour découvrir les autres sculptures du musée Saint-Raymond, cliquez-ici !

Et pour découvrir les autres collections du musée, cliquez-ici !

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Rédigé par Enzo

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