Publié le 22 Octobre 2021

1ère de couverture

1ère de couverture

     1) : Informations générales

 

Auteurs : Barbara Ambruster, Gérard Aubin, Clémentine Barbau, Anna Baudry, Marion Berranger, Paul-André Besombes, Maryse Blet-Lemarquand, Karine Chanson, Sophie Coadic, Émilie Dierstein, Anne Dietrich, Vincent Drost, Bernard Gratuze, Caroline Hamon, Fanette Laubenheimer, Solenn Le Forestier, Joseph Le Gall, Hélène Le Nagard, Thierry Lorho, Patrick Naas, Marilou Nordez, Michel Pernot, William Van Andriga, Anne Villars-Le Tiec

Direction : Sous la direction d'Yves Menez

Nombre de pages : 416

Parution : juin 2021

Maison d'éditions : Éditions de la Maison des sciences de l'homme

Édition : 1ère édition

Collection : "Documents d'archéologie française"

Type d'ouvrage : Rapport

Prix : 76,00 €

 

Exemple de plan proposé dans cet ouvrage

Exemple de plan proposé dans cet ouvrage

     2) : 4ème de couverture

 

          Avant 1988 et les travaux routiers qui ont provoqué l'intervention archéologique exposée dans le présent ouvrage, le site de Paule n'était qu’une enceinte en terre parmi d’autres en Bretagne. Dès les premières fouilles, il a cependant montré sa singularité : sculptures, clôtures monumentales et tessons d’amphores en nombre ont rapidement permis d’y reconnaître une résidence aristocratique.


À l’issue de vingt ans de recherche nous sont donnés à voir, sur près de 10 hectares, six siècles d’une occupation continue : depuis la fondation de la ferme d’origine vers 550 av. J.-C. jusqu’à l’abandon du site vers 15 av. J.-C., peu après la Conquête, le lecteur est appelé à suivre, sous une forme vivante et simple, attachée aux faits humains, les adaptations aux variations de son environnement d’une famille d’aristocratie foncière. Les nécessités de l’agriculture, de la défense, du stockage, un embryon d’artisanat modèlent tour à tour les bâtiments et la distribution de l’espace. Le noyau central familial se détache peu à peu de ses dépendants, relégués dans un enclos périphérique, puis attire une population venue des environs et l’englobe dans une vaste fortification.


Les méthodes employées pour l’analyse sont celles de l’archéologie classique, dont la qualité repose ici sur leur cohérence. Yves Menez, dont la recherche sur Paule a été sanctionnée par un doctorat en Sorbonne, ne se contente pas de livrer à la réflexion une documentation complète et objective. Il s’appuie sur sa double formation d’archéologue et d’ingénieur pour s’engager — intégrant les phénomènes observés dans les transformations d’un territoire plus large — dans une approche historique et anthropologique. À chacune des étapes, il se pose la question du « pourquoi » qui renvoie à la structure de la société, à l’importance de la famille, du lignage et à la mise en place des institutions.


La lecture des vestiges est soutenue par une abondante illustration en couleurs, incluant des restitutions fondées sur un modèle numérique de terrain. Enfin, des légendes en anglais et un résumé détaillé en tête de chaque chapitre garantissent au public international un accès aisé à la démonstration.       

     3) : Table des matières

 

  • Chapitre 1 : Le cadre de l’intervention, p. 19
  • Chapitre 2 : De 550 à 300 av. J.-C., le premier domaine familial (phase 1), p. 31
  • Chapitre 3 : De 300 à 250 av. J.-C., la résidence monumentale (phase 2), p. 77
  • Chapitre 4 : De 250 à 175 av. J.-C., la résidence fortifiée (phase 3), p. 99
  • Chapitre 5 : De 175 à 150 av. J.-C., l’incendie, la reconstruction et l’extension (phase 4), p. 111
  • Chapitre 6 : De 150 à 20 av. J.-C., la naissance d’une agglomération (phase 5), p. 149
  • Chapitre 7 : De 20 av. J.-C. à 15 ap. J.-C., la fin (phase 6), p. 149
  • Chapitre 8 : Quelques considérations sur le mobilier, p. 229
  • Chapitre 9 : Quelques considérations sur l’architecture, p. 313
  • Chapitre 10 : L’enceinte et le territoire, p. 331
  • Chapitre 11 : L’aristocratie du second âge du Fer et ses résidences, p. 355
  • Chapitre 12 : Epilogue, p. 379
  • Annexe : Nouvelle étude du « pendentif » en or de Paule, p. 396
  • Sources : p. 399
  • Bibliographie générale : p. 401

 

Exemple de schéma proposé dans cet ouvrage

Exemple de schéma proposé dans cet ouvrage

     4) : Ma présentation

 

     1) : Présentation générale

Cet ouvrage scientifique de 416 pages présente l'occupation passée du site de Saint-Symphorien à Paule qui s'est déroulée de manière continue sur près de six siècles entre 550 BC et 15 AD. Ces phases d'occupation successives sont en très grande majorité révélées par les sources archéologiques qui permettent de se faire une idée globale et précise de l'installation de l'homme sur ce territoire au cours du temps. Les vestiges retrouvés (mobilier, bâtiments, trous de poteaux, ...) permettent de distinguer des similitudes et des différences entre les phases d'occupation et donc de voir l'évolution du territoire. Mais elle permet en premier lieu d'appréhender l'organisation du site à ces époques. Bien que la première installation du site ait eu lieu aux alentours de 550 avant notre ère, la phase d'occupation qui a le plus intéressé les chercheurs de par son ampleur est celle du second âge du Fer puisqu'elle témoigne de l'installation de la noblesse gauloise dans le nord-est de la Gaule et permet ainsi d'apporter de nouvelles informations sur cette partie de la population.

Cet imposant ouvrage s'adresse tout particulièrement aux spécialistes, aux doctorants ainsi qu'aux passionnés de l'habitat gaulois. Dans tout les cas, il permet de comprendre les toutes dernières interprétations des archéologues proposées à partir des fouilles archéologiques réalisées depuis plusieurs décennies sur le site.

Vous l'aurez compris, ce rapport insiste sur la notion d'évolution de l'occupation du site, d'une part au travers des changements sur la structure même du site (plan, fonction des bâtiments, environnement) et d'autres part sur des caractéristiques plus spécifiques comme les matériaux de construction utilisés, la structure des bâtiments, les objets découverts, ...

Toutes ces évolutions demandent de nombreuses études pluridisciplinaires mêlant archéologie du bâti, carpologie, palynologie, anthracologie, anthropologie, ...

 

     2) : Résumé général

Sans dévoiler les spécificités du site que l'on retrouve dans cet ouvrage, voici un résumé général qui permettra au lecteur, je l'espère, de se faire une idée assez précise de ce qu'il pourra découvrir dans le livre :

Après avoir présenté les cadres généraux des campagnes de fouilles ayant été réalisées sur le site au fil du temps, les auteurs nous présentent la première phase d'occupation du site qui a eu lieu entre 550 et 300 avant notre ère (même si des vestiges remontant à l'Âge du Bronze ont été identifiés). Cette première installation de l'Âge du Fer n'est pas très étendue mais elle n'en est pas moins intéressante puisqu'elle est constituée d'un habitat principal entouré de clôtures. Les archéologues ont également mis en évidence la présence d'une ancienne carrière de dimensions considérables servant à se procurer du grès armoricain. La maison en elle-même fait l'objet d'une présentation approfondie. Un autre bâtiment a été mis au jour grâce à la découverte de 6 trous de poteaux mais il est difficile de connaitre la nature de cet édifice. La première occupation correspond également à la construction d'une cave et de quatre sous-terrains. On y retrouve aussi plusieurs dépendances semi-enterrées : des ateliers de tissage ainsi que des celliers. Les archéologues ont retrouvé l'emplacement de deux enclos funéraires ainsi que de plusieurs stèles qui ont été abattues puis enfouies. Le chapitre 2 nous présente, quand à lui, l'état du réseau routier au VIe siècle avant notre ère.

La deuxième phase d'occupation de l'Âge du Fer (300 - 250 BC), de plus grande ampleur que la première, est présentée dans le chapitre 3. Il est intéressant de savoir qu'avant de construire les nouveaux édifices, les habitants ont tout d'abord détruit les constructions de la phase précédente, y compris une grande partie des clôtures.  Des talus et des remparts ont été édifiés pour sécuriser l'habitat. On entrait dans l'avant-cours par une grande porte placée dans les remparts qui disposaient également de tours d'angles dont deux d'entre-elles sont décrites dans l'ouvrage (tours nord-est et sud-est). Les auteurs se focalisent ensuite sur les édifices de la cour principale, à savoir une maison, peut-être ce qui correspond à un second bâtiment résidentiel, une citerne, des souterrains (numérotés de 5 à 8 pour ceux présentés en détails). Les auteurs terminent par les constructions de l'avant-cours puis par une interprétation générale de l'habitat avec un probable partage de la résidence entre la maison principale et les dépendances : une véritable résidence monumentale !

La phase d'occupation suivante, qui s'est déroulée entre 250 et 175 avant notre ère, a vu naître une second enceinte fortifiée, quadrangulaire, qui englobe la totalité de l'habitat et de la première enceinte ce qui permet une défense très efficace du site avec une double-enceinte, les deux remparts étant espacés de moins de 10 mètres l'un de l'autre. Cette nouvelle enceinte à nécessairement provoqué la construction de nouvelles portes d'accès ainsi que de plusieurs tours d'angles. L'avant-cour dispose désormais d'une clôture et de portes mais les archéologues ont surtout constaté une véritable mise en défense de l'habitat : il s'agit désormais d'une véritable résidence fortifiée !

Un incendie, daté du deuxième quart du IIe siècle avant J.-C., est survenu sur le site en entraînant par conséquent de nombreux dégâts sur les constructions. Archéologiquement, cet événement est visible par les décombre qu'il a laissé derrière lui, à savoir des matériaux carbonisés (blocs d'argile, pièces de bois, ...). Les habitants de cette époque procèdent donc à une reconstruction qui est perceptible par une réorganisation générale de l'habitat. Le bâtiment résidentiel principal - la maison - est elle-même réorganisée. Un nouveau bâtiment est érigé. Il est aujourd'hui visible grâce à la conservation de certains tronçons. Le long du fossé de l'enceinte, trois espaces sont utilisés comme des citernes. La zone fortifiée est étendue ce qui permet notamment la construction de nouveaux aménagements dans la basse-cour. En effet, les archéologues ont mis au jour la présence d'un bâtiment qui pourrait être interprété comme une écurie (l'hypothèse n'a pas été confirmée). C'est également à cette époque que les chercheurs ont identifié un premier site de stockage délimité par un enclos de forme carrée ainsi qu'un second rectangulaire situé à près de 100 mètres du précédent. Dans le sud-ouest du sud se trouvait un fossé de drainage. Les auteurs décrivent également le réseau routier au IIe siècle avant notre ère. En résumé, il s'agit à cette époque d'une résidence monumentale commandant une vaste enceinte.

Au cours de la cinquième phase d'occupation du site, qui commence en -150 et se termine en -20, on réalise le remblaiement du fossé séparant la cour de l'avant-cour et la création d'un atelier de forge. La partie résidentielle de l'habitat voit ses défenses encore renforcées avec le doublement de l'enceinte remontant à la phase 3. Une nouvelle porte est donc mise en place, au nord du site. Une seconde porte est installée, cette fois-ci au sud, ce qui permet de traverser la zone d'habitation plus rapidement. Entre les deux remparts qui protégeaient le centre de la forteresse, un four a été mis en place. Les archéologues ont aussi mis en évidence la présence d'un bâtiment carré grâce à l'identification de fondations de poteau. C'est également à cette période qu'une rectification de l'angle nord-ouest et de l'enceinte intérieure a lieu. Sous la maison, de nombreux artefacts ont été mis au jour dans le comblement du sol. En effet, de nombreux tessons de céramique gauloise, des objets en pierre, en bronze et d'autres encore en fer on pu être récupérés. Une des grandes spécificités de cette période est la création d'un puits (et d'un second avorté). On constate également un renforcement général des défenses de toute la zone avec la réorganisation de certaines structures. A l'extrême sud-ouest de la zone de fouilles, trois fosses ont été excavées. Elles correspondent probablement a des espaces funéraires mais il n'est pas possible d'affirmer s'il s'agit d'inhumations ou de crémations, la première hypothèse étant tout de même privilégiée.

La dernière phase d'occupation (-20 à 15 ap. J.-C.) est décrite dans le chapitre 7 de l'ouvrage. On y apprend la démolition de la résidence ainsi que la destruction des remparts à poutrage. La récupération des portes et des palissades est très présente. Les autres bâtiments sont eux aussi démontés, les puits comblés mais ce déclin n'est pas synonyme d'un abandon complet du site puisque les archéologues ont découvert un petit habitat dans l'avant cours qui remonte à cette période. Les auteurs établissent une chronologie de cette phase complexe du site. Un sanctuaire est mis en place et de nombreuses monnaies sont découvertes. La suite du chapitre nous montre rapidement comment les occupations postérieures ont voulu pérenniser la mémoire du site, mais il faudra lire ce chapitre pour en savoir plus ! ;)

Exemple de texte proposé dans cet ouvrage

Exemple de texte proposé dans cet ouvrage

     5) : Ma critique

 

     1) : Sur la forme...

Ce livre est un peu compliqué à manier au vu de son très grand format. Sa couverture souple offre un bel aperçu de ce qui attend le lecteur à l'intérieur. En effet, il pourra y admirer de nombreuses illustrations tels que des plans, des schémas, des photos et des restitution en trois dimensions qui permettent une meilleure compréhension du texte disposé en plusieurs chapitres et sous-parties. Ces chapitres sont organisés de manière chronologique pour la plupart ce qui permet une bonne compréhension de l'évolution du site alors que les derniers sont plutôt organisés de manière thématique suivant les vestiges étudiés (mobilier, architecture et organisation du territoire).

Le texte est un peu petit et pas toujours justifié mais la lecture est fluide et compréhensible. Cet ouvrage est coûteux - 76,00€ - mais il s'agit d'un très bon investissement car le contenu y est ! En effet, tout est abordé et les descriptions et interprétations sont de qualité car étant réalisées par des professionnels qui ont, pour la plupart, participé voire même dirigé les chantiers de fouilles.

 

     2) : ... et le fond !

Le contenu de l'ouvrage n'est pas une surprise compte tenu du titre. Il permet en effet de se faire une idée à la fois globale et précise d'un exemple d'habitat gaulois mais surtout de son évolution qui est très bien mise en valeur au travers des chapitres.

La seule petite limite que l'on pourrait poser à cet ouvrage est l'absence d'explications sur les méthodes de datations utilisées et les exemples d'application sur le site en particulier. Les résultats nous sont fournis mais nous n'avons pas accès aux procédés de recherche.

Cet ouvrage compréhensible contient un certain nombre de termes qui demandent certaines connaissances dans le domaine  ce qui explique le principal public visé à savoir les spécialistes et les étudiants.

Il nous permet de connaitre tout ce qu'il y a à savoir sur le site de Saint-Symphorient à Paule au travers des nombreuses fouilles archéologiques réalisées depuis la fin du XXe siècle.

 

     6) : Comment se le procurer ?

Cet ouvrage scientifique est disponible :

  • Sur le site du Comptoir des presses universitaires au prix de 76,00€ en cliquant ici !

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Rédigé par Enzo

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Publié le 16 Octobre 2021

Au cours de fouilles de sauvetage préalables à la construction d'une ligne de chemin de fer à Ebreichsdorf, en Basse-Autriche, les archéologues ont découvert un bol en or extrêmement rare, orné d'un motif solaire : c'est tout simplement le premier du genre à être mis au jour en Autriche.

Crédit photo : Andreas Rausch, Novetus

Crédit photo : Andreas Rausch, Novetus

Crédit photos : Andreas Rausch, NovetusCrédit photos : Andreas Rausch, Novetus

Crédit photos : Andreas Rausch, Novetus

Le site de fouilles, qui s'étend le long d'un axe nord-sud et est-ouest sur plusieurs centaines de mètres, est considéré comme un établissement de l'âge du bronze tardif de la culture Urnfield. Occupé entre 1300 et 1000 avant J.-C., l'établissement consistait en plusieurs habitations sur pilotis construites autour d'un grand bâtiment central.

Le bol a été trouvé relativement près de la surface du sol, près du mur de l'une des habitations sur pilotis de l'établissement. Mesurant 5 cm de haut et 20 cm de diamètre, il est constitué d'une fine feuille d'or finement décorée selon la technique du repoussé. Le côté de la coupe est orné de rangées de cercles concentriques, de losanges et de points, tandis que le fond présente un soleil rayonnant.

Crédit photos : Andreas Rausch, NovetusCrédit photos : Andreas Rausch, NovetusCrédit photos : Andreas Rausch, Novetus

Crédit photos : Andreas Rausch, Novetus

À l'intérieur du bol se trouvaient quatre objets : deux bracelets en or faits de fils tordus et deux amas de matière organique, probablement du tissu ou du cuir. Le tissu était cousu avec du fil d'or, qui était ensuite enroulé - et entouré de fil d'or supplémentaire.

Les archéologues pensent que le bol et son contenu pourraient être un dépôt votif. En effet, en plus de ce précieux bol, les archéologues ont trouvé près de 500 objets en bronze, dont des fibules, des couteaux et des poignards, ainsi qu'une abondance d'ossements d'animaux et de céramiques, dont la disposition semble indiquer qu'ils ont été déposés là au fil du temps.

Crédit photos : Andreas Rausch, NovetusCrédit photos : Andreas Rausch, Novetus
Crédit photos : Andreas Rausch, NovetusCrédit photos : Andreas Rausch, Novetus

Crédit photos : Andreas Rausch, Novetus

Selon les archéologues, le site aurait eu une importance rituelle puisqu'il était situé près d'un cours d'eau : il est donc possible que ces objets et animaux aient été jetés dans l'eau à des fins religieuses. Selon le responsable des fouilles, l'archéologue polonais Michal Sip, il s'agit de l'une des plus importantes découvertes archéologiques faites en Autriche au cours des dernières décennies. "J'ai travaillé sur plusieurs continents, notamment en Égypte et au Guatemala, mais je n'avais jamais rien découvert de tel", a-t-il commenté.

Il estime que seulement une trentaine de bols similaires ont été découverts à travers l'Europe. "C'est la première découverte de ce type en Autriche, et la deuxième à l'est de la ligne des Alpes", a expliqué l'archéologue. "Des récipients uniques de ce type ont été découverts jusqu'à présent en Espagne, en France et en Suisse. On en connaît certainement plus dans la région du nord de l'Allemagne, de la Scandinavie et du Danemark, car c'est là qu'ils ont été fabriqués", a ajouté le Dr Sip.

La coupe sera bientôt exposée au Kunsthistorisches Museum de Vienne (musée d'histoire de l'art).

Article publié par Nauka w Polsce, relayé par Archaeology News Network et traduit par moi-même.

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Rédigé par Enzo

Publié dans #Europe de l'Est, #Les News, #Âge du Bronze

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Publié le 8 Octobre 2021

Une équipe internationale de scientifiques a mis au jour les vestiges d'un complexe appartenant à un temple de l'époque romaine dans la métropole phénicienne de Tyr, sur la côte libanaise.

Crédit photo : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UW

Crédit photo : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UW

Des archéologues et des spécialistes du Liban, d'Espagne, de Pologne et du Portugal se sont concentrés sur la structure massive du temple de l'époque romaine qui, selon eux, présente deux phases principales : la première date de l'époque où le bâtiment a été érigé au début de la période romaine, la seconde est liée à sa reconstruction majeure à la fin de la période romaine.

Le bâtiment est un rectangle orienté est-ouest, il possède un vestibule flanqué de deux colonnes (trouvées à proximité) et un podium de l'autre côté de la cella. Ses murs étaient à l'origine recouverts de blocs de grès, et il se peut qu'il y ait eu une chambre souterraine au sud de l'entrée.

Crédit photos : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UWCrédit photos : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UW

Crédit photos : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UW

Le bâtiment reposait sur une plate-forme constituée de blocs massifs de calcaire et de grès qui soutenaient la lourde façade, notamment des colonnes de huit mètres de haut en granit rose égyptien.

Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, Tyr a été l'un des plus importants centres économiques du monde méditerranéen pendant une grande partie de l'Antiquité. Située sur une île côtière reliée au continent par une chaussée construite par Alexandre le Grand, Tyr était, à l'âge du bronze et du fer, un centre florissant de commerce, d'industrie et d'artisanat phénicien.

Selon les sources écrites (y compris la Bible), c'est de Tyr que les colons phéniciens sont partis vers l'ouest de la Méditerranée pour établir des comptoirs commerciaux à Cadix et la célèbre Carthage qui a défié les Romains lors des guerres puniques. D'un point de vue archéologique, près de cinq millénaires d'occupation ininterrompue font de Tyr un objet de recherche à la fois fascinant et stimulant.

Le Dr Francisco J. Núñez, du Centre polonais d'archéologie méditerranéenne de l'Université de Varsovie, a déclaré : "Des vestiges architecturaux superposés, des traces d'occupation ininterrompue, de même que des vestiges de l'époque romaine, font de Tyr un objet de recherche fascinant : Le chevauchement des vestiges architecturaux, les traces de catastrophes naturelles, la montée du niveau de la mer et le développement urbain dynamique de ces dernières décennies ont effectivement rendu difficile la compréhension du caractère de l'architecture antique."

Crédit photos : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UWCrédit photos : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UW

Crédit photos : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UW

Le portique est-ouest du temple, qui longe la rue, mène à des escaliers à l'entrée du bâtiment, décorés de dalles aux motifs géométriques. Cette rue est perpendiculaire à une rue plus étroite, où un autre sanctuaire a été identifié cette saison. Il s'agissait d'une structure composée, comme le pensent aujourd'hui les scientifiques, de deux pièces et d'une cour sur un axe nord-sud ; dans l'une d'elles, les chercheurs ont trouvé un bas-relief égyptien représentant Isis nourrissant Horus enfant.

Le temple et la zone associée de la ville ont subi d'importants dégâts et ont été reconstruits au début de la période byzantine. Le temple a été démoli et recouvert d'une plate-forme, sur laquelle a été érigée une basilique monumentale, qui a ensuite été détruite, ainsi qu'une grande partie de la ville, par le tsunami du VIe siècle de notre ère. Les scientifiques ont également identifié des vestiges d'époques ultérieures : les Fatimides, les Croisés et l'époque ottomane.

Bien que les fouilles libanaises à Tyr aient commencé dans les années 1960, la plupart de leur documentation a été perdue dans la tourmente de la guerre civile de 1975. De plus, la plupart de ces travaux se concentraient sur les niveaux classique et médiéval.

Le Dr. Núñez a déclaré : "Compte tenu de l'importance historique de Tyr pendant les âges du bronze et du fer, nous connaissons très peu de vestiges archéologiques de ces périodes. Notre connaissance de la ville antique se limite en grande partie aux vestiges romains et byzantins qui sont aujourd'hui concentrés dans deux parcs archéologiques : les sites al-Bass et la Basilique."

Crédits photos : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UW (1) / M. Mackiewicz - PCMA UW (2)Crédits photos : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UW (1) / M. Mackiewicz - PCMA UW (2)

Crédits photos : U. Wicenciak-Núñez - PCMA UW (1) / M. Mackiewicz - PCMA UW (2)

L'un des objectifs du présent projet est de faire la lumière sur la nature, l'histoire et l'évolution de l'urbanisme sur l'île antique de Tyr. La zone d'étude actuelle se situe sur l'acropole, probablement le point le plus élevé de l'île antique. Les fouilles des années 1970 ont révélé des structures de différentes périodes qui nécessitent encore une interprétation. Les fouilles profondes réalisées à cette époque ont fourni des séquences stratigraphiques clés pour comprendre l'histoire du peuplement de ce lieu.


L'équipe du Dr Núñez a analysé les vestiges excavés et, sur la base de caractéristiques architecturales et de découvertes telles que des inscriptions grecques et phéniciennes, a constaté que la zone en question devait être considérée comme sacrée.
En 2020, le Centre polonais d'archéologie méditerranéenne de l'université de Varsovie a rejoint les archéologues libanais et espagnols qui menaient des recherches à Tyr depuis 1997. L'expédition est dirigée conjointement par le professeur María Eugenia Aubet (Université Pompeu Fabra de Barcelone), le Dr Ali Badawi (Direction générale des antiquités du Liban) et le Dr Francisco J. Núñez (Centre polonais d'archéologie méditerranéenne UW). Le projet implique des archéologues et des spécialistes du Liban, d'Espagne, de Pologne, d'Italie, du Portugal, de France et de Grèce.

Les travaux se poursuivront l'année prochaine. Dans un avenir proche, les chercheurs se concentreront à la fois sur le temple lui-même et sur la partie associée de la ville. Mais d'autres structures attirent l'attention des chercheurs. "Il y a un autre bâtiment monumental dans le nord, peut-être un autre temple, que nous aimerions également explorer", a déclaré le Dr Núñez.

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Rédigé par Enzo

Publié dans #Les News, #Moyen-Orient, #Antiquité

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