mayas

Publié le 22 Mars 2020

Un professeur associé d'anthropologie, Charles Golden, et ses collègues ont mis au jour la capitale longtemps perdue d'un royaume maya, dans l'arrière-cour d'un éleveur de bétail mexicain.

A gauche, dessin d'une tablette trouvée sur le site. A droite, son modèle numérique en 3D - Crédit photo : Stephen Houston et Charles Golden

A gauche, dessin d'une tablette trouvée sur le site. A droite, son modèle numérique en 3D - Crédit photo : Stephen Houston et Charles Golden

Charles Golden a commencé à fouiller le site archéologique en juin 2018. Il a collaboré avec le bioarchéologue Andrew Scherer, rattaché à l'Université Brown ainsi qu'avec une équipe de chercheurs du Mexique, du Canada et des États-Unis.

Au cours des fouilles, les chercheurs ont mis au jour un ensemble de monuments Mayas. La découverte majeure est celle d'une porte sur laquelle a été gravée une inscription décrivant des rituels mais également des batailles, un serpent d'eau mythique et la danse d'un dieu de la pluie. Les scientifiques ont également découvert des vestiges de pyramides mayas ainsi que d'un palais royal.

La découverte a eu lieu dans l'arrière-cour d'un éleveur de bétail au Mexique. Les chercheurs ont donc dû éloigner le bétail afin que les animaux ne piétinent pas sur le chantier archéologique.

Une carte du site de fouilles. La structure en forme de fer à cheval, à gauche, est la zone du palais - Crédit photo : Charles Golden

Une carte du site de fouilles. La structure en forme de fer à cheval, à gauche, est la zone du palais - Crédit photo : Charles Golden

Tous les chercheurs pensent que ce site archéologique, d'une richesse exceptionnelle, appelé Lacanja Tzeltal, était la capitale du royaume Sak Tz'i. Ce site se situe dans l'actuel état du Chiapas, dans le sud-est du Mexique. D'après les premières analyses réalisées sur place, les anthropologues pensent que la capitale a été colonisée pour la première fois en 750 avant J-C, puis occupée pendant plus de 1000 ans.

La recherche de ce site archéologique précolombien a débuté en 1994 par des universitaires qui connaissaient son existence grâce à des inscriptions trouvées sur d'autres sites Mayas. Son existence est également mentionnée dans des sculptures qui sont actuellement conservées dans des musées du monde entier.
Sak Tz'i était sans doute le plus puissant des royaumes Mayas, même si les vestiges retrouvés sur place sont très modestes par rapport à ceux mis au jour sur les sites de Chichen Itza et de Palenque qui se situent dans les environs. Cela est sûrement dû au fait que les fouilles viennent tout juste de commencer.

Cependant, selon Charles Golden, la découverte de ce site reste une avancée majeure dans notre compréhension de la politique et de la culture Maya au cours de l'Antiquité.

La découverte a été rendu publique en décembre 2019, lors de la publication d'un article dans le "Journal of Field Archaeology".

Les chercheurs Schroder et Scherer fouillant le site - Crédit photo : Charles Golden

Les chercheurs Schroder et Scherer fouillant le site - Crédit photo : Charles Golden

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Rédigé par Enzo

Publié dans #Les News, #Mayas

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Publié le 23 Mars 2018

Il y a quelques jours, une équipe de plongeurs sous-marine a découvert, a l'Est du Mexique, ce qui pourrait être la plus grande grotte inondée jamais découverte à ce jour.
 

Grâce à cette découverte, les archéologues vont pouvoir mieux observer les modes de vie des populations mayas. Dans un communiqué, le projet Gran Acuifero Maya (dédié à la préservation et à l'étude des eaux souterraines du Yucatan) a rapporté, juste après la publication de la découverte, que la grotte aurait une longueur d'environ 347 kilomètres. Les plongeurs ont dû parcourir la grotte pendant des mois pour parvenir à la fouiller dans toute son entièreté.

La grotte n'a pas été découverte en une seule fois. Au contraire, c'est au bout de plusieurs années de travail que les archéologues ont trouvé un passage menant de la grotte "Sac Actun" (263 kilomètres) à celle de "Dos Ojos" (83 kilomètres).

 

 
Le directeur et archéologue sous-marin présent dans l'équipe lors des fouilles à rapporter que cette découverte était incroyable et fantastique et qu'elle aidera les archéologues dans la recherche sur le développement de la richesse culturelle de cette région (dominée par la civilisation maya avant la conquête espagnole). Il a également dit que "cela nous permet de comprendre plus clairement les rituels, les sites de pèlerinage et, finalement, les grandes colonies pré-hispaniques que nous connaissons en surface"
 

 

Les populations Mayas ont laissé derrière elles des reliques monumentales sur la péninsule du Yucatan. Les cités Mayas se servaient d'un grand réseau de gouffres, reliés à des cénotes*. Certains des descendants de cette civilisation continuent d'habiter la région aujourd'hui.

*Cénotes : Eaux souterraines qui relient un nombre important de gouffres.

 

Merci d'avoir lu cet article !

Source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2018/03/la-plus-longue-grotte-au-monde.html

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Rédigé par Enzo

Publié dans #Mayas, #Les News

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Publié le 12 Février 2018

Dans ce qui est salué comme une "percée majeure" dans l'archéologie maya, des chercheurs ont identifié les ruines de plus de 60000 maisons, pyramides, routes surélevées et autres structures artificielles masquées depuis des siècles sous les jungles du nord du Guatemala.

A l'aide de la technologie LiDAR (Light Detection And Ranging) ou télédétection laser, les spécialistes ont enlevé numériquement la canopée des images aériennes de ce paysage aujourd'hui non peuplé. Cela a permis de révéler les ruines de cette civilisation précolombienne tentaculaire qui était beaucoup plus complexe et interconnectée que la plupart des spécialistes mayas ne l'avaient supposé.

 

1) Plus de 2100 km² cartographiés

Decouverte village Mayas

"Les images LiDAR montrent clairement que toute cette région était un système d'implantation dont l'échelle et la densité de population avaient été grossièrement sous-estimées" rapporte Thomas Garrison, archéologue de l'Ithaca College spécialisé dans l'utilisation des technologies digitales pour les recherches archéologiques.

Garrison fait partie d'un groupement de chercheurs qui participent au projet, mené par la Fondation Pacunam, une organisation à but non lucratif guatémaltèque qui favorise la recherche scientifique, le développement durable et la préservation de l'héritage culturel maya.

Le projet a permis de cartographier plus de 2100 kilomètres carrés de la réserve de biosphère maya dans la région du Petén au Guatemala, produisant le plus grand ensemble de données LiDAR jamais obtenues pour la recherche archéologique.

Les résultats suggèrent que l'Amérique Centrale supportait une civilisation avancée qui était à son apogée il y a quelque 1200 ans, comparable aux cultures sophistiquées comme l'ancienne Grèce ou la Chine, et non pas quelques villes dispersées et peu peuplées qu'ont longtemps suggéré les recherches menées au sol.

En plus ces centaines de structures jusque là inconnues, les images LiDAR montrent des routes surélevées reliant les centres urbains et les carrières. Des systèmes d'irrigation et de terrassement supportaient une agriculture intensive capable de nourrir des masses de travailleurs qui ont radicalement remodelé le paysage.

Les anciens mayas n'ont jamais utilisé la roue ou de bêtes de somme, pourtant "c'était une civilisation qui avait littéralement déplacé des montagnes" dit Marcello Canuto, archéologue à l'université Tulane et participant au projet, "Nous avons cette conjecture occidentale supposant que les civilisations complexes ne peuvent pas prospérer dans les tropiques, que les tropiques sont le lieu où les civilisations vont mourir. Mais avec les nouvelles évidences fournies par les données LiDAR, que ce soit en Amérique Centrale ou à Angkor Vat au Cambodge, nous devons maintenant considérer que des sociétés complexes se sont peut-être formées dans les tropiques puis se sont dirigées vers l'extérieur."
 

Des aperçus surprenants

Decouverte village Mayas


"Le LidAR est en train de révolutionner l'archéologie comme le télescope Hubble a révolutionné l'astronomie" rapporte Francisco Estrada-Belli, archéologue à l'Université Tulane, "Il nous faudra cent ans pour parcourir toutes les données et vraiment comprendre ce que nous voyons".

Déjà, cependant, l'étude a fourni des aperçus surprenant sur les schémas de peuplement, la connectivité inter-urbaine et la militarisation dans les basses terres mayas.

A son apogée au cours de la période classique maya (environ 250-900 après JC), la civilisation recouvrait une région grande comme environ deux fois l'Angleterre médiévale, et était bien plus densément peuplée. "La plupart des gens étaient d'accord avec les estimations d'une population d'environ 5 millions de personnes" ajoute Estrada-Belli qui dirige un projet archéologique multi-disciplinaire à Holmul au Guatemala, "avec ces nouvelles données, il n'est plus déraisonnable de penser qu'il y avait 10 à 15 millions de personnes là-bas, y compris beaucoup vivant dans des zones basses marécageuses que beaucoup d'entre nous pensions inhabitables"

Virtuellement, toutes les cités mayas étaient reliées par des chaussées suffisamment grande pour suggérer qu'elles étaient très fréquentées et utilisées pour le commerce et autres interactions régionales. Ces grandes routes étaient surélevées pour permettre un passage plus facile pendant les saisons des pluies.

Decouverte village Mayas



Dans cette partie du monde où il y a généralement trop ou pas assez de précipitations, l'écoulement de l'eau a été méticuleusement planifié et contrôlé par des canaux, des digues et des réservoirs.

Parmi les découvertes les plus surprenantes, il y a l'omniprésence des murs défensifs, des remparts, des terrasses et des forteresses. "La guerre ne se passait pas seulement vers la fin de la civilisation" dit Garrison, "elle était à grande échelle et systématique, et elle a duré pendant de nombreuses années".

Des sites riches d'informations mais menacés.


L'étude a aussi révélé des milliers de fosses creusées par les pilleurs modernes. "Beaucoup de ces nouveaux sites, ne sont nouveaux que pour nous, mais ce n'est pas le cas pour les pilleurs" ajoute Marianne Hernandez, présidente de la fondation Pacunam.


La dégradation de l'environnement est une autre préoccupation. Le Guatemala perd 10% de ses forêts annuellement, et la perte d'habitat s'est accélérée le long de sa frontière avec le Mexique alors que des gens brûlent et défrichent les terres pour l'agriculture et la construction. "En identifiant ces sites et en aidant à comprendre qui était ce peuple, nous espérons sensibiliser sur la valeur de la protection de ces lieux" ajoute Hernandez.

L'étude est la première phase de l'initiative Pacunam LiDAR, un projet de trois ans qui finira par cartographier plus de 14 000 kilomètres carrés des basses terres du Guatemala, qui font partie d'un système d'implantation précolombien qui s'étendait au nord du golfe du Mexique.

"L'ambition et l'impact de ce projet est tout simplement incroyable" estime Kathryn Reese-Taylor, archéologue de l'université de Calgary et spécialiste maya associé au projet de Pacunam, "Malgré des décennies passées à traverser les forêts, aucun archéologue n'était tombé sur ces sites. Plus important encore, nous n'avons jamais eu la vue d'ensemble que nous apportent ces données. Elles retirent réellement le voile et nous aident à voir cette civilisation comme les anciens mayas la voyaient".

 Source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2018/02/des-milliers-de-structures-mayas.html

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Rédigé par Enzo

Publié dans #Les News, #Mayas

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